Corrigé Epreuve et Tableau des résultats
juin 9, 2009Analyse rétrospective du dispositif d’évaluation + Bibliographie
juin 9, 2009Analyse rétrospective du dispositif d’évaluation
L’objectif de ce travail était de faire une évaluation basée sur des critères pour tester les compétences des élèves. Comme je l’ai déjà précisé lors de mon introduction, l’évaluation critèriée me convient sur le principe d’évaluer des critères et des indicateurs différents, mais elle ne me convient pas lorsqu’il s’agit de noter l’élève en fonction de la réussite ou non des critères. Je ne trouve pas correct de ne pas accorder de points à un élève qui n’a bien réussi un critère, car il se peut qu’il ait tout de même fait quelques réponses justes, même s’il n’est pas compétent par rapport au critère. C’est pour cela que j’ai choisi de pondérer l’évaluation en donnant une note en fonction des points obtenus et non en fonction des critères réussis ou non.
A l’époque où j’ai suivi le cours de Mme Galland, j’ai déjà pu m’apercevoir que cette méthode ne me convenait pas. Ce système favorise clairement les élèves «moyens » à savoir ceux qui ont le minimum de points pour toutes les compétences, et cela désavantage ceux qui sont excellents dans une compétence et insuffisants dans une autre. Malgré les deux ans qui séparent le cours de Mme Galland et ma seconde didactique d’histoire, mon point de vue n’a guère évolué. De plus, en pratique l’évaluation critèriée n’est utilisée que très rarement par les différents prafos que j’ai eu l’occasion de rencontrer .
Néanmoins, comme je l’ai déjà mentionné, les élèves qui n’ont pas eu la moyenne avec mon système de pondération n’auraient pas eu la moyenne non plus avec le système de points classique d’une évaluation critèriée. Il faudrait que je vérifie les résultats des autres pour savoir combien d’élèves auraient obtenus des résultats différents. Ce constat me donne cependant envie de renouveler l’expérience de l’évaluation critèriée en respectant la démarche jusqu’au bout sans pondération.
Mise à part le domaine de la notation des résultats, je suis très favorable à l’évaluation par critères.
Un des avantages de l’évaluation critèriée, c’est que l’élève est interrogé sur un sujet global, mais il doit démontrer qu’il est capable de traiter ce sujet en atteignant plusieurs objectifs ou critères différents et pas uniquement en faisant un restitution de connaissances. Différents critères permettent également de tester différents niveaux de la taxionomie de Blum, cela permet d’évaluer un élève dans une tâche complexe, on s’assure d’une compréhension complète des élèves. Dans une moindre mesure cela permet d’être sûr d’avoir une variation des activités pour les élèves, pour autant que les critères, mais également les indicateurs soient indépendants entre eux.
J’ai pu constater lors de la correction, que celle-ci devenait plus difficile lorsque les indicateurs n’étaient pas précis. Ce problème est notamment apparu lors de questions ouvertes. Avant la correction, on fixe grâce aux indicateurs l’exigence que l’on désire obtenir pour donner les points, mais dans les question ouvertes, les élèves peuvent penser à des réponses qui peuvent s’avérer pertinentes, et auxquelles, malgré une réflexion au-préalable nous n’avions pas forcement pensé. Il convient donc de choisir ses indicateurs avec soin en prenant son temps notamment dans les questions ouvertes.
Un dernier mot sur le dernier point de l’exercice trois. Celui-ci a bien fonctionné pour la plupart des élèves. Lors du test, les élèves ont cependant fait quelques commentaires sur le fait que cet exercice était plus un exercice de français qu’un exercice d’histoire. Ils n’ont pas complètement tort, puisque ils devaient effectivement faire attention aux temps des verbes qu’ils utilisaient. Mais ces temps de verbes permettait de vérifier si les élèves avaient compris le sens du texte et arrivaient à se mettre en situation.
De plus je ne pense pas que ce soit si négatif de mélanger parfois un peu de français avec de l’histoire. L’interdisciplinarité est plutôt quelque chose qui est encouragé dans l’enseignement d’aujourd’hui.
Bibliographie :
- Notes de cours. Didactique d’histoire II. Février-Mai 2009
- Module M 78 Polycopié / Transposition didactique en histoire : Des savoirs savants à la séquence d’enseignement Support de cours 2006-2007. Prof. Formateur : Lyonel Kaufmann
- Module M240 Polycopié / L’évaluation scolaire: fondements et pratique /. Prof. Formateur Aline Galland
Propositions de remédiations
juin 9, 2009Propositions de remédiations relativement aux problèmes d’enseignement-apprentissage rencontrés par les élèves ou certains élèves.
Je pense particulièrement à trois points qui auraient pu être mieux traités lors des différents cours et qui auraient peut être permis aux élèves d’obtenir une meilleure note ou en tout cas d’être plus à l’aise avec certaines questions lors du travail significatif. Dans l’idéal d’une évaluation par compétences, tous les exercices doivent déjà avoir été travaillés avec les élèves lors des cours, c’est la situation et le contenu qui doivent être nouveaux.
Dans l’exercice trois, j’ai demandé aux élèves de recopier un texte après en avoir identifié l’auteur. Le texte devait être réécrit dans la peau d’un bourgeois armé. Lors des cours sur la révolution française, j’ai demandé à plusieurs reprises et dans plusieurs exercices à mes élèves de se mettre en situation et d’exprimer leur opinion. Les élèves devaient, par exemple, se mettre à la place du roi, ou encore à la place d’un Jacobin ou d’un Feuillant. Je leur posais alors souvent ce genre de questions :
- Et vous, si vous étiez à sa place vous feriez quoi ?
- Quel serait votre stratégie ?
- etc
Souvent les élèves devaient exprimer leur avis par oral et parfois par écrit. Je pense donc avoir beaucoup travaillé cette mise en situation des élèves, où ceux-ci devaient exprimer leur point de vue. Cependant, je ne l’avais jamais fait sous la forme d’un long texte à réécrire et j’aurais sans doute dû le faire au moins une fois et ceci bien sûr avec un autre texte. Un nombre élevé de questions d’élèves concernant cette question durant l’évaluation m’as conforté dans ce sens, même si l’exercice a finalement été un succès pour la grande majorité des élèves
Le second point qui aurait pu être vu plus en détail lors des cours qui ont précédé l’épreuve c’est le fait d’exprimer son opinion avec ses propres mots. C’est un point que j’ai déjà abordé dans l’analyse des résultats, mais il est indispensable d’y revenir. La plupart des élèves ont eu beaucoup de peine avec ces questions qui demandent non seulement une excellente compréhension du sujet, mais aussi une logique et un sens de la réflexion plus profond que ce qui est explicité sur une fiche ou dans un livre. Je l’avoue, cet aspect n’a été que peu travaillé avec les élèves dans le cadre du cours d’histoire. Le facteur temps est une des raisons qui a empêché le fait que je pratique cette activité avec les élèves de manière assidue. Ce travail demande également une grande préparation de la part du maître et je n’avais pas forcement le temps et l’énergie pour faire ce travail. C’est quelque chose que je me dois de corriger lors de mon entrée dans la profession. Inconsciemment, j’ai pensé qu’ils avaient déjà travaillé ce genre d’exercices dans le cadre de cours de français ou de géographie, mais j’en avais aucune certitude. Le fait que ce soit des élèves de VSB, n’est pas non plus une raison suffisante de penser qu’ils sont à l’aise lorsque ils doivent prendre position ou exprimer des idées qui ne sont pas explicites.
Le dernier point sur lequel j’aurai pu être plus attentif c’est le travail sur les iconographies. En effet, même si, comme pour les autres exemples, un travail avait déjà été fait durant les cours, j’aurai pu être plus précis, en proposant une méthodologie, afin de permettre aux élèves de savoir exactement ce qu’ils ont à faire lorsqu’ils font face à une iconographie. A savoir quels questions se poser, que regarder en priorité, etc. En discutant avec les élèves, j’ai pu me rendre compte que ceux-ci ne savaient toujours pas comment traiter une image.
Un travail en amont au niveau des iconographies aurait permis aux élèves de s’arrêter directement sur les points essentiels. Cette méthodologie m’aurait aussi permise d’avoir des indicateurs encore plus précis en ce qui concerne le travail sur l’iconographie.
Analyse des résultats des élèves
juin 9, 2009Analyse des résultats des élèves et plus particulièrement de trois élèves aux résultats différents
En guise d’introduction, j’aimerais vous faire part de mon sentiment lorsque j’ai appris que je devais effectuer une évaluation critèriée à mes élèves. Je trouve pertinent d’évaluer des élèves par critères, j’ai cependant plus de difficultés avec le principe de notification et de tarification notamment lorsque le critère n’est pas atteint.
Concrètement, dans l’évaluation critèriée, un élève qui n’obtient pas les points nécessaires dans un critère est jugé incompétent et n’obtient donc pas de points. Dans le calcul de mes notes, j’ai donc choisi de pondérer ce système. Les élèves qui ne remplissent pas un critère n’ont pas zéro points pour autant, les réponses correctes qu’ils ont données sont comptabilisées, mais si un critère n’est pas réussi. La note n’est donc pas mise en fonction du nombre de critères réussis, mais en fonction du nombre de points obtenus. Je trouve ce système plus juste, car l’élève est jugé sur ce qu’il sait, et même s’il n’est pas compétent dans un critère, il peut démontrer une certaine compétence, même si celle-ci s’avère insuffisante.
En corrigeant les épreuves, je me suis cependant rendu compte que les deux systèmes pouvaient fonctionner car les élèves qui ont un résultat insuffisant avec mon système de pondération sont ceux qui ne sont pas compétents dans au moins deux critères. C’est-à-dire qu’ils n’auraient pas non plus la moyenne si j’avais évalué les élèves en fonction des critères réussis.(Pour avoir le moyenne ¾ des critères doivent êtres atteints).
Ce constat a un peu modifié mon avis par rapport aux évaluations critèriées. Je pense donc tenter, dans une prochaine évaluation, de faire la démarche jusqu’au bout.
Pour cette évaluation, j’ai choisi d’évaluer quatre critères qui valent tous six points. L’élève est jugé compétent lorsqu’ il obtient au moins 4 points sur 6 pour chaque critère. Pour obtenir la moyenne, il doit être jugé compétent dans trois critères sur quatre. La pondération me permet de donner des points même lorsque l’élève n’a pas réussi un critère. La note est donnée en fonction du nombre de points obtenus et non en fonction du nombre de critères réussis.
En conclusion, j’ai donc proposé une évaluation critèriée aux élèves. J’ai fait la démarche complète avec des critères et des indicateurs, jusqu’au moment de noter les élèves où j’ai décidé de pondérer le système sous forme de points.
Résultats des élèves :
Les vingt-quatre élèves de la classe ont effectué ce travail significatif le 29 avril 2009. Les plus rapides ont rendu l’épreuve après 30 minutes, les plus lents à la fin du cours. Les notes s’échelonnent entre 3 et 5.5. Cinq élèves n’ont pas obtenu la moyenne.
Pour le critère no 1 : « Analyse d’un document iconographique » (exercice 1) , 19 élèves ont réussi ce critère. 5 élèves ont échoué.
Pour le critère no 2 : « Comparer et synthétiser des informations données » (exercice 2), 15 élèves ont réussi ce critère. 9 élèves ont échoué.
Pour le critère no 3 : « L’histoire en situation (l’élève détective de l’histoire), formuler un point de vue » (exercice 3). 20 élèves ont réussi ce critère. 4 élèves ont échoué
Pour le critère no 4 : « Restitution de connaissances » (exercice 4). 21 élèves ont réussi ce critère. 3 ont échoué.
Quelques constats :
Comme je l’ai déjà mentionné plus haut, les cinq élèves qui n’ont pas la moyenne sont ceux qui sont incompétents dans au moins deux critères. Un des élèves est même incompétent dans trois critères. Il est cependant intéressant de constater que mon système de pondération a permis à une élève d’avoir la moyenne alors qu’elle est incompétente dans deux critères. Cependant, les deux critères dans lesquels elle a échoué, le sont de très peu, ce qui lui a permis de compenser avec les deux autres critères qui ont bien fonctionnés. Cette élève a donc la moyenne malgré deux critères non-réussis. C’est la seule différence que j’ai constatée entre le système critèrié strict et mon système avec pondération au niveau des élèves qui se situent à la limite de la moyenne.
Il est intéressant de noter que tous les élèves qui n’ont pas eu la moyenne ont tous échoué dans le second critère : « Comparer et synthétiser des informations diverses ». C’est d’ailleurs celui-ci qui globalement a posé le plus de problèmes aux élèves.
10 élèves ont réussi tous les critères, ils sont donc compétents partout. Si j’avais suivi la démarche de noter les élèves en fonction du nombre de critères réussis ceux-ci auraient tous une excellente note. Ce constat me permet de confirmer que mon système de pondération est pertinent. En effet, un critère est considéré comme réussi si l’élève obtient les 2/3 des points. Il peut donc se permettre de faire 2/3 des points dans tous les critères et avoir une excellente note (6), bien qu’il n’arrive en additionnant tous les points seulement à 16 sur 24. J’aurais de la peine à justifier à un élève qui a obtenu 23 ou 24 points qu’il a la même note qu’un élève qui a obtenu 16 points.
Par la suite, je me suis posé la question de savoir pourquoi c’était le critère « Restitution des connaissances » qui avait le mieux fonctionné. Je pensais que celui-ci allait poser plus de difficultés. En fait, ce sentiment est apparu à cause de la mauvaise connaissance que j’avais des élèves de VSB. Ceux-ci sont très assidus au niveau de l’apprentissage par cœur, c’est-à-dire que j’ai pu constater à plusieurs reprises que les élèves récrivaient la réponse qui était dans le livre au mot près. J’interprète ce constat de la façon suivante : il n’est pas certain qu’ils aient compris ce qu’ils écrivaient, mais en tout cas, ils ont appris le contenu des fiches, du livre. J’ai pu constater la même chose dans un test de citoyenneté que j’ai donné quelques semaines auparavant. Les questions en lien avec la restitution de connaissances fonctionnaient très bien et ne posaient que rarement des problèmes, alors que les questions demandant de la réflexion ou un prise de position posaient plus de problèmes. Je n’ai pas encore assez d’expérience pour savoir si ce mode de fonctionnement est propre à cette classe, à la VSB ou si c’est complètement aléatoire. Avant cela, j’ai eu l’occasion de faire des évaluations en histoire avec des VSG et des VSO, et les questions de restitution posaient plus de problèmes.
Analyse détaillée de trois élèves ayant des résultats différents.
L’analyse détaillée concerne l’élève no 1, l’élève no 15 et l’élève no 21.
L’élève no 1 a obtenu 22 points sur 24 avec comme résultat la note de 5.5. Elle est compétente dans tous les critères puisqu’elle a obtenu 6 points pour le premier,
4 points pour le second, 6 pour le troisième et 6 pour le quatrième critère.
L’élève no 15 a obtenu 18 points sur 24 avec comme résultat la note 4. Elle est compétente dans trois critères sur quatre. Elle a obtenu 2.5 pour le premier critère, 4 points pour le second critère, 5.5 points pour le troisième critère et 6 points pour le quatrième critère.
L’élève no 21 a obtenu 14.5 sur 24 avec comme résultat la note 3. Il est compétent dans deux critères sur quatre. Il a obtenu 3 points pour le premier , 3 points pour le second, 4 points pour le troisième et 4.5 points pour le quatrième critère.
L’élève no 1 a connu des problèmes dans le critère « Comparer et synthétiser des informations données » puisque c’est dans l’exercice qui concerne ce critère qu’elle a effectué la seule erreur de son épreuve. La question à laquelle elle n’a pas su répondre est la suivante « Explique avec tes mots les raisons des différentes revendications entre les deux textes ». Cela démontre une certaine difficulté lorsque il s’agit d’aller plus loin dans la réflexion sur un texte. J’ai l’impression que la comparaison ne pose pas de problèmes à cette élève, c’est quand il s’agit de synthétiser que le bas blesse quelque peu. De manière générale, c’est cette question qui a posé les plus grands problèmes pour la réussite du second critère.
En outre, j’ai pu me rendre compte que pour la majorité des élèves c’étaient les questions où les élèves devaient « expliquer avec leurs mots » qui fonctionnaient le moins bien. Comme je l’ai déjà mentionné, j’attribue ces problèmes à une difficulté de s’interroger sur des points qui ne sont pas forcement explicites dans un texte. Une partie de la responsabilité me revient aussi, puisque j’ai, durant mes heures d’histoire, proposé à mes élèves assez rarement de s’exprimer sur un sujet avec leurs mots. L’exercice demandé a probablement été travaillé trop peu au sein de la classe.
L’élève no 15 a obtenu des très bons résultats dans les questions liées à la restitution de connaissances, cela prouve un grand travail à la maison car l’élève, durant les cours, n’était que très peu attentive à la matière. Elle a également très bien réussi les questions en lien avec les textes, ce qui démontre une bonne compréhension de ceux-ci. Comme pour l’élève no 1, les problèmes sont apparus lorsque il a fallu expliquer avec ses mots une certaine situation. Le travail sur l’iconographie a également posé quelques problèmes à l’élève. Un travail avait été fait sur une iconographie, mais ce n’était bien sûr pas la même qui a été utilisée lors du travail significatif.
En conclusion, l’élève a obtenu la moyenne grâce aux questions directes ou indirectes de restitution de connaissances. Je pense que si mon épreuve avait été uniquement basée sur des questions ouvertes à développer, elle n’aurait sans doute pas bien réussi son épreuve, par contre si l’épreuve avait uniquement porté sur de la restitution de connaissances, elle aurait sans doutes eu une excellente note. D’où l’importance des critères et de la variété des questions.
L’élève no 21 a réussi les critères 3 « L’histoire en situation (l’élève détective de l’histoire), formuler un point de vue » et 4 « Restitution de connaissances ». L’élève a obtenu 4 points pour le critère 3, mais cet élève en question m’a dit qu’il avait réussi ce critère car il ne s’agissait pour lui pas d’un exercice d’histoire, mais d’un exercice de français. Je vais revenir sur ce point lors de l’analyse critique de mon évaluation. Comme pour les deux autres exemples, la question sur « La raison des différentes revendications entre les deux textes » a posé des problèmes à cet élève. Au lieu de tenter d’expliquer ces différences, il se contente de les mentionner. Dans ce cas, soit il a mal lu la consigne ou alors il a mit quelque chose au hasard en espérant récolter quelques points. Dans ce sens, il est intéressant de remarquer la présence de quelques réponses fantaisistes notamment lorsque l’élève devait dater la scène explicitée dans l’iconographie (exercice 1). La réponse obtenue « 11 septembre 2001 » est pour le moins étonnante. J’interprète cette réponse comme une alternative à laisser la case blanche, car il le sait lui-même cet événement n’a pas eu lieu le 11 septembre 2001. Cet élève a toujours occupé la place d’amuseur de la classe, peut être voulait-il par ce geste affirmer qui il était.
Utilisation des TIC
mai 23, 2009Dans le cadre de ce module d’histoire, j’ai eu l’occasion de me familiariser avec l’utilisation d’un blog.
Je dois avouer que les débuts ont été plutôt compliqués. Si l’utilisation pour poster ses travaux est une bonne idée, j’ai trouvé que la mise en route prenait trop de temps. J’ai pu constater que ce problème avait également touché d’autres étudiants, il serait donc judicieux de faire dans un premier temps une présentation afin de se familiariser avec les possibilités qu’offre un blog.
Ce moyen est cependant pertinent dans l’échange d’informations, de méthodes de travail.
Concernant une utilisation à l’école, j’ai eu l’occasion de voir comment fonctionnait le support Educanet avec les élèves. Le support est très intéressant, mais il demande là aussi une bonne connaissance préalable du site. Les élèves doivent également pouvoir se connecter sur le site depuis la maison. j’ai pu constater que tous les ménages n’avaient pas encore de connection à Internet. J’ai également pu constater quelques abus de la part des élèves notamment au niveau du forum. Il est donc indispensable de recadrer régulièrement les élèves et de fixer des objectifs précis au début.
Analyse Blog
mai 8, 2009
Le blog mathématique de Pierre Lasalle :
http://lewebpedagogique.com/mathlasalle/
1) Présentation du blog
Ce blog est tenu par Pierre Lasalle, professeur de mathématiques dans le nord de la France. Le blog semble être destiné aux différentes classes dont M. Lasalle est l’enseignant. Elles se composent d’une classe de 3ème, 2 classes de 4ème et deux classes de 5ème. (système français)
Les élèves peuvent retrouver plusieurs informations sur ce blog :
- Le maître a fait une récapitulation de ce qui a été vu dans chaque cours et pour chaque classe depuis la rentrée sous forme de “ cahiers de texte ”. Je pensais au début qu’il avait planifié ses cours en avance et mit le programme sur le site, mais d’après le dates, il résume une fois le cours donné ce qui a été fait durant la séance. Cette méthode est moins utile pour les élèves qui suivent les cours plutôt que pour les éventuels absents.
- Le maître donne régulièrement (toutes les deux ou trois semaines) des DM. Ces DM sont en fait une série d’exercices en rapport avec le thème traité. Les élèves peuvent récupérer ces DM directement sur le site et faire l’activité à la maison. M.Lasalle donne une échéance pour réaliser la travail et publie par la suite le corrigé accessible pour les élèves.
- En plus des DM, l’enseignant semble également donner des exercices et des devoirs communs de manière ponctuel. Ces exercices et leurs corrigés ne sont pas disponibles sur le site, ils sont corrigés durant les séances à l’école.
- Les élèves peuvent déposer des commentaires et également poser des questions directement à Pierre Lasalle.
2) Identification du blog / Conception pédagogique
J’ai longuement hésité avant de me décider pour la conception pédagogique du blog. Vu la planification des différents cours, j’ai l’impression que l’enseignant pratique l’enseignement transmissif. “ Je suis titulaire du savoir et je transmets mes connaissances aux élèves ”.
Cependant, le maître propose des exercices réguliers pour vérifier si l’élève a compris la matière jusqu’à ce moment, l’enseignant place des sous-objectifs sous forme d’exercices à faire à la maison et qui sont corrigés à l’école. J’ai l’impression que cette méthode ressemble plus au modèle béhavoriste puisque l’élève passe graduellement, sous la conduite de l’enseignant, de la connaissance initiale à la connaissance finale par petites marches.
Sur le blog outre, la planification des cours, l’élève peut retrouver les DM qui lui permettent de faire englobant de la matière de plusieurs séances. Le maître met à disposition sur le blog, les corrigés. Si je comprends bien l’élève fait sur ce point une auto-évaluation. L’auto-évaluation est une caractéristique du modèle constructiviste.
D’après moi, l’enseignant pratique donc les trois modèles. Soit plutôt transmissif et béhavoriste dans son enseignement devant la classe et un peu plus constructiviste sur le blog. Mais je ne peux affirmer que parce que une des activités proposée : l’auto-évaluation est constructiviste que le blog est de type constructiviste. D’ailleurs transmettre régulièrement des exercices sur le blog est une caractéristique béhavoriste.
En conclusion, il m’est impossible de définir une conception pédagogique certaine pour le blog.
3) Ce blog répond à la définition d’un blog pédagogique ?
Concernant la définition, je peux effectivement affirmer que le blog est simple d’utilisation, qu’il est léger et gratuit. Les élèves ne sont cependant qu’en face d’une fonctionnalité modale à savoir du texte.
Les élèves ont les DM à disposition sur le blog, ce qui leur permet une construction et un développement du savoir. Cependant, il faut bien avouer que la collaboration s’arrête là puisque les élèves ne peuvent pas mettre en ligne leurs travaux, ils ne collaborent pas non plus à l’élaboration du blog. La seule contribution qu’ils peuvent amener, c’est le dépôt de commentaires, ainsi que la possibilité d’écrire au maître.
4) Avis personnel sur le blogJ’ai trouvé ce blog assez facile d’utilisation.
Il es clairement destiné aux élèves de Pierre Lasalle, cependant un visiteur peut tout à fait également faire les exercices proposés par l’enseignant puisque les corrections sont également à disposition.
Je trouve que mettre la planification des cours qui déjà été donnés est une bonne idée. Les élèves ont ainsi une idée très clair de ce qui a été fait et de ce qui avait été demandé comme charge de travail. En lisant la planification, les élèves peuvent être valorisés en voyant tout le travail qu’ils ont déjà accompli. Les exercices qui sont à faire et dont les corrigés sont mis sur le blog permettent aux élèves d’être autonomes. Ce sont eux qui doivent gérer leur temps et leur qualité de travail. Ils s’auto-évaluent et ceci est très positif dans ce souci de responsabilisation.
En ce qui concerne les choses à améliorer, l’auteur le dit lui-même, il aimerait pouvoir agrandir son blog. Je déplore également le manque d’explications sur les corrigés des exercices. L’élève sait qu’il a fait faux mais il ne sais pas pourquoi.
Au risque de me répéter, ce blog est avant tout destiné à ses élèves qui suivent ces cours. Le visiteur du blog peut lui trouver des exercices qui peuvent correspondre à ses lacunes.
1) Présentation du blog
Ce blog est tenu par Pierre Lasalle, professeur de mathématiques dans le nord de la France. Le blog semble être destiné aux différentes classes dont M. Lasalle est l’enseignant. Elles se composent d’une classe de 3ème, 2 classes de 4ème et deux classes de 5ème. (système français)
Les élèves peuvent retrouver plusieurs informations sur ce blog :
- Le maître a fait une récapitulation de ce qui a été vu dans chaque cours et pour chaque classe depuis la rentrée sous forme de “ cahiers de texte ”. Je pensais au début qu’il avait planifié ses cours en avance et mit le programme sur le site, mais d’après le dates, il résume une fois le cours donné ce qui a été fait durant la séance. Cette méthode est moins utile pour les élèves qui suivent les cours plutôt que pour les éventuels absents.
- Le maître donne régulièrement (toutes les deux ou trois semaines) des DM. Ces DM sont en fait une série d’exercices en rapport avec le thème traité. Les élèves peuvent récupérer ces DM directement sur le site et faire l’activité à la maison. M.Lasalle donne une échéance pour réaliser la travail et publie par la suite le corrigé accessible pour les élèves.
- En plus des DM, l’enseignant semble également donner des exercices et des devoirs communs de manière ponctuel. Ces exercices et leurs corrigés ne sont pas disponibles sur le site, ils sont corrigés durant les séances à l’école.
- Les élèves peuvent déposer des commentaires et également poser des questions directement à Pierre Lasalle.
2) Identification du blog / Conception pédagogique
J’ai longuement hésité avant de me décider pour la conception pédagogique du blog. Vu la planification des différents cours, j’ai l’impression que l’enseignant pratique l’enseignement transmissif. “ Je suis titulaire du savoir et je transmets mes connaissances aux élèves ”.
Cependant, le maître propose des exercices réguliers pour vérifier si l’élève a compris la matière jusqu’à ce moment, l’enseignant place des sous-objectifs sous forme d’exercices à faire à la maison et qui sont corrigés à l’école. J’ai l’impression que cette méthode ressemble plus au modèle béhavoriste puisque l’élève passe graduellement, sous la conduite de l’enseignant, de la connaissance initiale à la connaissance finale par petites marches.
Sur le blog outre, la planification des cours, l’élève peut retrouver les DM qui lui permettent de faire englobant de la matière de plusieurs séances. Le maître met à disposition sur le blog, les corrigés. Si je comprends bien l’élève fait sur ce point une auto-évaluation. L’auto-évaluation est une caractéristique du modèle constructiviste.
D’après moi, l’enseignant pratique donc les trois modèles. Soit plutôt transmissif et béhavoriste dans son enseignement devant la classe et un peu plus constructiviste sur le blog. Mais je ne peux affirmer que parce que une des activités proposée : l’auto-évaluation est constructiviste que le blog est de type constructiviste. D’ailleurs transmettre régulièrement des exercices sur le blog est une caractéristique béhavoriste.
En conclusion, il m’est impossible de définir une conception pédagogique certaine pour le blog.
3) Ce blog répond à la définition d’un blog pédagogique ?
Concernant la définition, je peux effectivement affirmer que le blog est simple d’utilisation, qu’il est léger et gratuit. Les élèves ne sont cependant qu’en face d’une fonctionnalité modale à savoir du texte.
Les élèves ont les DM à disposition sur le blog, ce qui leur permet une construction et un développement du savoir. Cependant, il faut bien avouer que la collaboration s’arrête là puisque les élèves ne peuvent pas mettre en ligne leurs travaux, ils ne collaborent pas non plus à l’élaboration du blog. La seule contribution qu’ils peuvent amener, c’est le dépôt de commentaires, ainsi que la possibilité d’écrire au maître.
4) Avis personnel sur le blogJ’ai trouvé ce blog assez facile d’utilisation.
Il es clairement destiné aux élèves de Pierre Lasalle, cependant un visiteur peut tout à fait également faire les exercices proposés par l’enseignant puisque les corrections sont également à disposition.
Je trouve que mettre la planification des cours qui déjà été donnés est une bonne idée. Les élèves ont ainsi une idée très clair de ce qui a été fait et de ce qui avait été demandé comme charge de travail. En lisant la planification, les élèves peuvent être valorisés en voyant tout le travail qu’ils ont déjà accompli. Les exercices qui sont à faire et dont les corrigés sont mis sur le blog permettent aux élèves d’être autonomes. Ce sont eux qui doivent gérer leur temps et leur qualité de travail. Ils s’auto-évaluent et ceci est très positif dans ce souci de responsabilisation.
En ce qui concerne les choses à améliorer, l’auteur le dit lui-même, il aimerait pouvoir agrandir son blog. Je déplore également le manque d’explications sur les corrigés des exercices. L’élève sait qu’il a fait faux mais il ne sais pas pourquoi.
Au risque de me répéter, ce blog est avant tout destiné à ses élèves qui suivent ces cours. Le visiteur du blog peut lui trouver des exercices qui peuvent correspondre à ses lacunes.
Bilan activité son / image
mai 5, 2009
Bilan de l’activité sur le film menée dans
une classe de 8VSB à Ecublens.
Je souhaite dans ce travail, revenir tout d’abord sur l’activité et dans un second temps revenir sur les commentaires de mes collègues postés le blog.
Avant l’activité :
Une semaine avant de proposer l’activité sur le film aux élèves, j’ai distribué la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Nous l’avons lue de manière assez succincte. J’ai dit aux élèves que nous allions revenir dessus dans une prochaine séance. Le jour du début de l’activité j’ai distribué tout les documents aux élèves en prenant soin de ne pas donner trop d’indications.
Pendant l’activité :
J’ai commencé par diffuser un bout du film pour qu’ils puissent savoir de quoi nous allions parler dans un premier temps. Je voulais en diffusant la bande son d’un court extrait que les élèves fassent le lien entre l’extrait, qui se passe dans un tribunal et où les accusés n’ont pas droit au chapitre et la Déclaration des droits de l’homme. Les élèves ont eu beaucoup de peine à faire ce lien, ce n’est qu’au bout de 5 ou 6 essais qu’un élève a trouvé un lien entre l’extrait et la Déclaration des droits de l’homme. Je pensais que le lien se ferait plus facilement pour les élèves. Voici les raisons qui ont pu provoquer cette difficulté.
- J’ai pris trop peu de temps avec les élèves pour expliquer ce qu’est la Déclaration des droits de l’homme et ce que veulent dire les articles.
- Le lien est difficile à faire pour les élèves, notamment car ils n’avaient jamais vu le film et en plus, ils ne connaissaient aucun article de la Déclaration des droits de l’homme.
- Je n’ai peut être pas laissé assez de temps aux élèves de réfléchir. J’ai pensé assez vite qu’ils auraient des problèmes à faire ces liens, alors que certains n’avaient même pas fait l’effort d’ouvrir un classeur de fiches ainsi que leur livre.
Le lien ayant finalement été fait, j’ai pu débuter l’activité proprement dite. Les élèves devaient écouter les deux extraits et noter tous les articles qui étaient bafoués par le tribunal révolutionnaires. Dans cette activité, j’ai pu constater que certains élèves faisaient l’effort d’en trouver alors que d’autres se contentaient d’écouter la bande. J’ai vite remarquer que la mise en page de mon premier exercice aurait pu être meilleur, car en ne faisant que des lignes beaucoup n’ont mis que le numéro de l’article sans justification. Souvent les élèves avaient les bonnes réponses mais ils ne pouvaient plus le justifier. Voici ce que j’aurais pu proposer pour rendre l’exercice plus pertinent pour les élèves :
| Article sélectionné | De quoi parle l’article |
Justification en rapport avec le film |
|
Exemple |
Exemple |
Exemple |
|
Article 6 |
La loi est l’expression de la volonté générale. Elle doit être la même pour tous. | Danton ne reçoit pas ces témoins, alors qu’il les demande. |
| Article …. |
Comme les consignes n’étaient pas assez précises, plusieurs élèves n’ont pas juger utile d’aller plus loin que l’article en question.
Je n’ai proposé que deux écoutes à mes élèves. Ils m’ont dit que cela leur suffisaient. Il est indiscutable que si j’avais proposé un tableau comme celui qui se trouve au-dessus. J’aurais probablement passé le nombre d’écoutes à trois.
Nous avons corrigé l’activité ensemble, en repassant les extraits sonores. J’ai arrêté volontairement le film à plusieurs reprises pour savoir s’ils avaient trouvé des éléments. Ce sont bien sûr les élèves qui avaient faits le travail correctement qui se manifestaient pour répondre aux questions. Certains avaient toujours de la peine à se mettre dans l’activité.
J’ai eu une bonne surprise lors de la correction, nous n’étions pas d’accord sur la liste des articles qui avaient été transgressés. Plutôt que d’imposer mon point de vue sans réfléchir, j’ai écouté les arguments des élèves et dans certains cas ils avaient raison. Ce fut notamment le cas pour quelques scènes de films qui comportaient une transgression de plusieurs articles. Sur certaines questions nous avons eu des débats intéressants pour savoir quel article était concerné par une attitude et lequel ne l’était pas.
Finalement cet exercice n’était pas si facile, mais les élèves avaient la possibilité de discuter leurs réponses. J’ai seulement refusé l’article lorsqu’il était impossible de faire le moindre lien entre la situation et un article de la Déclaration.
La seconde activité qui concerne l’image était plus abordable pour les élèves puisque c’était uniquement de l’observation et que les questions étaient directes. Les élèves ont facilement décrit le lieu. A l’aide de la bande son, ils ont également pu identifier le personnage principal. Néanmoins, ils ont eu de la peine à savoir qui il était puisque le film introduisait le thème de la terreur. Ils n’avaient donc encore jamais entendu parler du personnage. Cet extrait aurait été plus pertinent à passer après avoir un introduit la notion de terreur. J’ai choisi de débuter avec le film ce que je ne referais pas la prochaine fois. Des connaissances sur les tribunaux révolutionnaires et sur les méthodes de jugement sont indispensables pour comprendre toute la portée de l’extrait du film.
Les élèves ont cependant atteint l’objectif de ce travail sur l’image, à savoir que ces jugements arbitraires se déroulaient à peine quelques années après la Déclaration des droits de l’homme. Et que c’était parfois les propres auteurs de la Déclaration qui quatre ou cinq ans plus tard ne la respectait absolument plus.
Grâce aux costumes, mais aussi grâce aux divers dialogues entre les personnages, les élèves n’ont pas eu de peine à dater l’extrait.
L’ultime activité concernait les différentes façons de percevoir Danton. Les élèves avaient trois biographies mais également le Danton du film “ à disposition ”. Cette activité a intéressé beaucoup d’élèves, et je pense qu’elle est un bon complément à l’activité sur le son et l’image.
J’ai demandé aux élèves de rechercher la façon dont était relater le procès de Danton dans les biographies, puisque c’est précisément deux extraits du procès que les élèves ont vu. Ils ont trouvé assez facilement les divers extraits de texte qui parlaient de son procès, ils ont pu inscrire ce qu’ils avaient trouvé dans un tableau, et faire la comparaison.
Si les élèves ont bien saisi les différences, certains éprouvaient plus de peine à savoir pourquoi, il existait des versions différentes.
A ce moment-là je me suis sans doute concentré trop sur les élèves qui savaient, et je n’ai pas donner l’occasion de s’exprimer à ceux qui ne savaient pas pourquoi il existait des différences.
Les élèves sont arrivés aux conclusions suivantes :
- Le réalisateur mais également les auteurs des biographies ont utilisé des sources différentes pour illustrer le procès de Danton.
- Il est difficile pour eux de savoir quelle version se rapprochait le plus du “ vrai ” Danton.
- Ils ont cependant constaté que celui qui a fait le plus de recherche (notamment en s’aidant d’historiens ou en multipliant les sources) se rapproche le plus du vrai “ Danton ”.
Deux remarques intéressantes ont encore accompagné la correction de ce travail. Un élève a mis l’accent sur le fait que la qualité orthographique d’un site Internet pouvait éventuellement gager d’une certaine qualité des informations. J’ai trouvé cette remarque très pertinente. Les élèves ont compris que l’origine d’un site Internet pouvait aussi avoir son importance : Un site de l’Etat français est sans doute plus crédible qu’un site personnel d’un adolescent de 14 ans.
Le bémol de cette activité concerne la non-participation de certains élèves. J’avais constaté que certains élèves peinaient à suivre les cours d’histoire par manque d’intérêt, j’ai pensé un peu naïvement que cette approche différente qui traite notamment des points de vue des auteurs pouvaient les intéresser, ce qui ne fut pas le cas.
Voici quelques améliorations que j’aurais dû faire pour intéresser les élèves non-participatifs :
- Proposer de faire une activité en groupe. La classe est divisée en 4 groupes et chacun s’occupe d’un point de vue, puis les groupes sont mélangés et chaque élève est chargé de “ présenter ” sa biographie ou l’extrait de film aux autres. Cette activité responsabilise les élèves et ils sont tous impliqués.
- Proposer une alternative aux questions, puisque ils ont déjà dû répondre à des questions lors de l’activité 1 et l’activité 2. Un QCM aurait pu être une solution, même si ce sont toujours des questions mais sous une autre forme.
- Mettre les élèves en situation de rechercher diverses biographies plutôt que de les donner directement. Cela aurait cependant demandé du temps supplémentaire pour ma séquence et je ne suis pas sûr que les élèves non-participatifs auraient participé à ce moment-là.
Malgré quelques difficultés je pense que la majorité des élèves ont saisi le sens de ce travail à savoir d’aiguiser son sens critique sur les différentes sources qui traitent d’un même sujet. Je pense que l’élève a compris qu’un événement pouvait être interprété d’énormément de façons différentes
Utilisation des commentaires des collègues postés sur mon blogJ’ai beaucoup apprécié de pouvoir lire les commentaires de mes collègues. Ceux-ci ont un autre regard sur mon travail et possède un certain détachement que je n’ai pas en ayant réalisé ma tâche. J’ai trouvé certaines remarques pertinentes et j’ai donc faits les modifications sur ma tâche complexe.
Voici quelques remarques qui m’ont été faites et dont j’ai tenu compte :
“ Sur le travail de comparaison des biographies, on pourrait un peu guider le travail des élèves avec un tableau où ils devraient mettre en avant quelques thématiques particulières. Tableau qui servira une fois rempli servira de base à l’analyse que tu proposes ”
J’ai trouvé cette remarque pertinente. En effet, un tableau est toujours plus lisible qu’une multitude de questions. Les élèves ont effectivement pu voir rapidement les différences entre les différentes biographies. Je me suis également concentré sur une seule thématique dans ces biographies puisque il s’agissait du procès de Danton. Comparer plusieurs étapes différentes de la vie de Danton aurait pris beaucoup de temps, et la comparaison avec les extraits du film n’auraient pas été possible.
“ Deux écoutes de la bande son me sembleraient nécessaires pour que les élèves aient le temps de répondre aux questions de cette activité sur le son. ”
Si au départ, je pensais effectivement faire une seule écoute, j’ai notamment grâce à ce commentaire compris que deux écoutes étaient nécessaires au minimum. Je pense d’ailleurs que certains élèves auraient eu besoin d’une troisième écoute notamment en ce qui concerne l’activité sur la Déclaration des droits de l’homme.
“ Deux collègues m’ont également rendu attentif au fait que je devais probablement accompagner les élèves pour rentrer dans l’exercice ”.
Encore une fois je pense que c’était un conseil tout à fait pertinent, puisque notamment pour le premier exercice les élèves auraient peinés à savoir que le film était en lien avec les Déclarations des droits de l’homme. De la même façon l’activité sur les biographies devait être encadrée pour amener les élèves vers leurs objectifs.
En conclusion, je pense que l’activité proposée à mes élèves était assez pertinente cependant, elle mérite de nombreux ajustements pour la rendre meilleure. Cette activité m’as permis de me familiariser avec l’utilisation d’un film dans une classe d’histoire, et c’était bien là un de mes objectifs de départ. Expérience à renouveler.
Evaluation significative
avril 24, 2009Dispositif d’enseignement
avril 24, 2009Comme lors de mon activité sur le son et l’image, j’ai décidé de réaliser mon évaluation significative avec une classe de 8VSB, dans laquelle j’enseigne deux périodes d’histoire par semaine ainsi qu’une période de citoyenneté. L’évaluation significative portera sur la Révolution française. Les élèves ont également étudié les causes de la Révolution. Ce sujet regroupe donc les années 1788 jusqu’à 1794. Les élèves ont travaillé avec des fiches, mais également avec le livre qui est mis à disposition par la canton de Vaud. Les différentes étapes ont été abordées avec des caricatures, des iconographies, des sources historiques, des questionnaires, des mises en situation, des réflexions par groupe, par une k7 audio et également grâce au film “ Danton ”.
Après la Révolution américaine, il s’agit de la seconde évaluation significative à laquelle ils feront face durant ce semestre. Par souci d’organisation, nous avons pris soin de changer d’intervenant à la fin d’un chapitre. Mon prafo a donc terminé le travail sur la Révolution américaine, et j’ai alors débuté le travail sur la Révolution française. Cette organisation permet aux élèves de pouvoir bénéficier d’une plus grande clarté, il paraît en effet difficile de voir deux enseignants intervenir sur le même sujet.
L’évaluation dont la date exacte n’est pas encore fixée se déroulera durant les premiers jours du mois de mai. Les élèves auront 45 minutes à disposition. L’objectif est de vérifier la compétence principalement travaillée avec les élèves à savoir “ Exploiter un document historique selon sa nature et son contexte propre. ” Pour chaque exercice je propose un critère qui permet de vérifier la réussite de la compétence. Une partie de l’évaluation portera également sur la restitution de connaissances.
Conception argumentée évaluation significative
avril 24, 2009
Conception argumentée de mon évaluation significative
Contrairement à ce que peuvent penser certaines personnes non-initiées, une évaluation significative doit suivre un cadre assez strict. Une évaluation significative doit être conforme au plan d’études vaudois, mais également au cadre général de l’évaluation. Je vais donc à travers ce texte, vérifier si mon évaluation significative que je vais proposer à mes élèves de 8VSB est bien conforme aux conditions imposées par le PEV et le cadre général de l’évaluation.
Je désire dans un premier temps revenir sur l’article 9 du règlement qui se trouve dans le cadre général de l’évaluation :
“ L’évaluation du travail des élèves ainsi que les décisions qui en découlent se réfèrent aux objectifs du plan d’études et se basent sur des critères explicites. Elles respectent notamment les principes de proportionnalité, d’égalité de traitement et de transparence ”
Dans cette article, il est indiqué que l’évaluation doit se conformer au plan d’études, d’après moi cela veut dire qu’il faut explicitement évaluer une compétence visée. J’ai l’impression que c’est le cas dans mon travail puisque la compétence “ Exploiter un document historique selon sa nature et son contexte propre ” est évaluée dans les trois premiers exercices de mon évaluation. Afin de respecter les principes de proportionnalité et d’égalité, les exercices, même s’ils évaluent la même compétence visée se présentent de différentes manières. L’exercice 1 concerne un travail sur une iconographie, le second concerne deux cahiers de doléance avec comme enjeu une comparaison et le troisième concerne un témoignage d’un “ acteur ” de l’époque de la révolution française. Seul le quatrième exercice qui concerne la restitution de connaissance, ne travaille pas explicitement la compétence visée. Ce point pourrait être amélioré lors de la prochaine évaluation.
Les élèves ont tous reçu une fiche comprenant les objectifs à atteindre pour la réussite de l’évaluation. Grâce à cette fiche, les élèves, mais aussi les parents sont informés des conditions de l’évaluation.
Je désire dans un second temps revenir sur le 3ème point relevé dans le cadre général de l’évaluation intitulé : “ La responsabilité des enseignants ”. je cite : “ les enseignants mettent en place les démarches pédagogiques permettant aux élèves d’atteindre les objectifs du PEV, évaluent le niveau atteint ”
Il est évident que pour atteindre une compétence visée par le PEV lors de l’évaluation, l’élève a dû pendant les leçons précédant le test travailler cette compétence. Il doit donc pendant la phase d’apprentissage avoir déjà travaillé l’exploitation d’un document historique selon sa nature et son contexte propre.
Ce qui doit être nouveau lors de l’évaluation significative, c’est la situation. Si je prends l’exemple de mon évaluation, les élèves ont déjà travaillé et analysé une iconographie, seulement l’image ( la situation) est différente que lors de la phase d’apprentissage. Si je proposais la même iconographie que lors de la phase d’apprentissage, nous aurions à faire avec de la restitution de connaissances.
Outre la compétence visée, il existe un certain nombre de compétences associées à la compétence visée. Ces compétences associées vérifient la réussite de la compétence visée. Dans ce cas précis je me rends compte que l’un des exercice que je propose n’évalue pas forcement ma compétence visée au départ. En effet, la compétence associée “ confronter des documents ” se rapporte à la compétence visée “ Mettre en percpective les faits présents ou passés, pour en rechercher les conditions d’émergence, leurs causes et leur conséquences. Il est pourtant important de n’évaluer qu’une compétence à la fois dans les évaluations significatives. Cependant, à mon avis elle pourrait très bien se retrouver également dans la compétence “Exploiter un document historique selon sa nature et son contexte propre” car pour confronter des documents il faut forcement les exploiter.
Voici la liste des compétences associées que j’évalue dans mon test significatif :
- Repérer les éléments constitutifs d’un contexte historique.
- Présenter un document selon sa nature et son contexte de production.
- Formuler des hypothèses à partir de documents écrits et iconographiques.
- Confronter des documents.
Le résultat de l’élève doit en principe être en adéquation avec la réussite ou non de la compétence visée. Une évaluation avec des critères et des indicateurs permet une vision claire quant à la réussite ou non de la compétence.
Souvent lors de mes stages, j’ai rencontré des maîtres d’histoire qui se contentaient d’évaluer les élèves en faisant uniquement de la restitution de connaissances. Même si ce modèle n’est conseillé ni par le PEV ni par le cadre général d’évaluation, il est tout de même largement utilisé. Je pense que c’est principalement dans le but de gagner du temps. En effet, il est beaucoup plus long de préparer une évaluation avec des critères qu’une évaluation basée uniquement sur la restitution de connaissance.
Je vais essayer durant ma carrière d’enseignant de proposer des évaluations significatives qui évaluent les compétences. Mais je pense que malgré tout , il m’arrivera parfois de proposer des évaluations basées sur la restitution de connaissances, toujours en raison du manque de temps à disposition.