Analyse rétrospective du dispositif d’évaluation
L’objectif de ce travail était de faire une évaluation basée sur des critères pour tester les compétences des élèves. Comme je l’ai déjà précisé lors de mon introduction, l’évaluation critèriée me convient sur le principe d’évaluer des critères et des indicateurs différents, mais elle ne me convient pas lorsqu’il s’agit de noter l’élève en fonction de la réussite ou non des critères. Je ne trouve pas correct de ne pas accorder de points à un élève qui n’a bien réussi un critère, car il se peut qu’il ait tout de même fait quelques réponses justes, même s’il n’est pas compétent par rapport au critère. C’est pour cela que j’ai choisi de pondérer l’évaluation en donnant une note en fonction des points obtenus et non en fonction des critères réussis ou non.
A l’époque où j’ai suivi le cours de Mme Galland, j’ai déjà pu m’apercevoir que cette méthode ne me convenait pas. Ce système favorise clairement les élèves «moyens » à savoir ceux qui ont le minimum de points pour toutes les compétences, et cela désavantage ceux qui sont excellents dans une compétence et insuffisants dans une autre. Malgré les deux ans qui séparent le cours de Mme Galland et ma seconde didactique d’histoire, mon point de vue n’a guère évolué. De plus, en pratique l’évaluation critèriée n’est utilisée que très rarement par les différents prafos que j’ai eu l’occasion de rencontrer .
Néanmoins, comme je l’ai déjà mentionné, les élèves qui n’ont pas eu la moyenne avec mon système de pondération n’auraient pas eu la moyenne non plus avec le système de points classique d’une évaluation critèriée. Il faudrait que je vérifie les résultats des autres pour savoir combien d’élèves auraient obtenus des résultats différents. Ce constat me donne cependant envie de renouveler l’expérience de l’évaluation critèriée en respectant la démarche jusqu’au bout sans pondération.
Mise à part le domaine de la notation des résultats, je suis très favorable à l’évaluation par critères.
Un des avantages de l’évaluation critèriée, c’est que l’élève est interrogé sur un sujet global, mais il doit démontrer qu’il est capable de traiter ce sujet en atteignant plusieurs objectifs ou critères différents et pas uniquement en faisant un restitution de connaissances. Différents critères permettent également de tester différents niveaux de la taxionomie de Blum, cela permet d’évaluer un élève dans une tâche complexe, on s’assure d’une compréhension complète des élèves. Dans une moindre mesure cela permet d’être sûr d’avoir une variation des activités pour les élèves, pour autant que les critères, mais également les indicateurs soient indépendants entre eux.
J’ai pu constater lors de la correction, que celle-ci devenait plus difficile lorsque les indicateurs n’étaient pas précis. Ce problème est notamment apparu lors de questions ouvertes. Avant la correction, on fixe grâce aux indicateurs l’exigence que l’on désire obtenir pour donner les points, mais dans les question ouvertes, les élèves peuvent penser à des réponses qui peuvent s’avérer pertinentes, et auxquelles, malgré une réflexion au-préalable nous n’avions pas forcement pensé. Il convient donc de choisir ses indicateurs avec soin en prenant son temps notamment dans les questions ouvertes.
Un dernier mot sur le dernier point de l’exercice trois. Celui-ci a bien fonctionné pour la plupart des élèves. Lors du test, les élèves ont cependant fait quelques commentaires sur le fait que cet exercice était plus un exercice de français qu’un exercice d’histoire. Ils n’ont pas complètement tort, puisque ils devaient effectivement faire attention aux temps des verbes qu’ils utilisaient. Mais ces temps de verbes permettait de vérifier si les élèves avaient compris le sens du texte et arrivaient à se mettre en situation.
De plus je ne pense pas que ce soit si négatif de mélanger parfois un peu de français avec de l’histoire. L’interdisciplinarité est plutôt quelque chose qui est encouragé dans l’enseignement d’aujourd’hui.
Bibliographie :
- Notes de cours. Didactique d’histoire II. Février-Mai 2009
- Module M 78 Polycopié / Transposition didactique en histoire : Des savoirs savants à la séquence d’enseignement Support de cours 2006-2007. Prof. Formateur : Lyonel Kaufmann
- Module M240 Polycopié / L’évaluation scolaire: fondements et pratique /. Prof. Formateur Aline Galland