Propositions de remédiations relativement aux problèmes d’enseignement-apprentissage rencontrés par les élèves ou certains élèves.
Je pense particulièrement à trois points qui auraient pu être mieux traités lors des différents cours et qui auraient peut être permis aux élèves d’obtenir une meilleure note ou en tout cas d’être plus à l’aise avec certaines questions lors du travail significatif. Dans l’idéal d’une évaluation par compétences, tous les exercices doivent déjà avoir été travaillés avec les élèves lors des cours, c’est la situation et le contenu qui doivent être nouveaux.
Dans l’exercice trois, j’ai demandé aux élèves de recopier un texte après en avoir identifié l’auteur. Le texte devait être réécrit dans la peau d’un bourgeois armé. Lors des cours sur la révolution française, j’ai demandé à plusieurs reprises et dans plusieurs exercices à mes élèves de se mettre en situation et d’exprimer leur opinion. Les élèves devaient, par exemple, se mettre à la place du roi, ou encore à la place d’un Jacobin ou d’un Feuillant. Je leur posais alors souvent ce genre de questions :
- Et vous, si vous étiez à sa place vous feriez quoi ?
- Quel serait votre stratégie ?
- etc
Souvent les élèves devaient exprimer leur avis par oral et parfois par écrit. Je pense donc avoir beaucoup travaillé cette mise en situation des élèves, où ceux-ci devaient exprimer leur point de vue. Cependant, je ne l’avais jamais fait sous la forme d’un long texte à réécrire et j’aurais sans doute dû le faire au moins une fois et ceci bien sûr avec un autre texte. Un nombre élevé de questions d’élèves concernant cette question durant l’évaluation m’as conforté dans ce sens, même si l’exercice a finalement été un succès pour la grande majorité des élèves
Le second point qui aurait pu être vu plus en détail lors des cours qui ont précédé l’épreuve c’est le fait d’exprimer son opinion avec ses propres mots. C’est un point que j’ai déjà abordé dans l’analyse des résultats, mais il est indispensable d’y revenir. La plupart des élèves ont eu beaucoup de peine avec ces questions qui demandent non seulement une excellente compréhension du sujet, mais aussi une logique et un sens de la réflexion plus profond que ce qui est explicité sur une fiche ou dans un livre. Je l’avoue, cet aspect n’a été que peu travaillé avec les élèves dans le cadre du cours d’histoire. Le facteur temps est une des raisons qui a empêché le fait que je pratique cette activité avec les élèves de manière assidue. Ce travail demande également une grande préparation de la part du maître et je n’avais pas forcement le temps et l’énergie pour faire ce travail. C’est quelque chose que je me dois de corriger lors de mon entrée dans la profession. Inconsciemment, j’ai pensé qu’ils avaient déjà travaillé ce genre d’exercices dans le cadre de cours de français ou de géographie, mais j’en avais aucune certitude. Le fait que ce soit des élèves de VSB, n’est pas non plus une raison suffisante de penser qu’ils sont à l’aise lorsque ils doivent prendre position ou exprimer des idées qui ne sont pas explicites.
Le dernier point sur lequel j’aurai pu être plus attentif c’est le travail sur les iconographies. En effet, même si, comme pour les autres exemples, un travail avait déjà été fait durant les cours, j’aurai pu être plus précis, en proposant une méthodologie, afin de permettre aux élèves de savoir exactement ce qu’ils ont à faire lorsqu’ils font face à une iconographie. A savoir quels questions se poser, que regarder en priorité, etc. En discutant avec les élèves, j’ai pu me rendre compte que ceux-ci ne savaient toujours pas comment traiter une image.
Un travail en amont au niveau des iconographies aurait permis aux élèves de s’arrêter directement sur les points essentiels. Cette méthodologie m’aurait aussi permise d’avoir des indicateurs encore plus précis en ce qui concerne le travail sur l’iconographie.